Image: F. Bruère

Cadillac La Salle Club France
Compte rendu de nos sorties

Weekend Cadillac à Ronce-les-Bains

Devant les nuages qui méritent le pinceau d'un Lorrain ou d'un Constable, la voiture de tête pendant les balades, le cabriolet de Ville 1970 de Claude Lepron, attend l'arrivée de son patron. Toutes les photo sauf une: James Ayres

L'art paysager est parfois défini comme l'art où le ciel a plus d'importance que la terre et où les figures humaines ne comptent pas. Donc nous avons eu la chance lors de notre weekend à Ronce les Bains – aussi plat qu'une grande crêpe – que l'automne nous ait envoyé un de ses premiers fronts météorologiques, une petite fille d'Hurricane Irène, rendant le fond de ciel aussi impressionnant que nos voitures - qui sont les plus impressionnantes du monde ! En effet, la clarté de la lumière a été telle que la campagne Française n'a jamais parue aussi belle.

Il faut aussi remarquer que l'hospitalité des Lepron, Danielle et Claude, de la première coupe de champagne au dernier morceau de quiche maison était tout à fait exemplaire. Leur générosité n'a d'égale que leur efficacité dans la planification du weekend. Il est évident que chaque élément a été considéré, examiné et évalué avant d'être inclus dans un programme qui s'est déroulé comme sur des roulettes. Ainsi les participants ont bénéficié durant tout le weekend de repas succulents et variés, d'un hébergement pratique et tranquille ainsi que des visites guidées intéressantes et variées, le tout à un prix très abordable.

Elégance et calme, c'est l'image du Club Cadillac LaSalle France que donne la charmante Françoise Bessaudou. Un verre de champagne de Claude et Danielle a été un bon début pour un weekend inoubliable.

Nous sommes arrivés pour la plupart d'entre nous en milieu d'après-midi à la 'Lande Océane' où nous avons pris nos marques. Sur place nous avons pu assister en fin d'après-midi à un petit marché de pays où l'on pouvait trouver des friandises ainsi que des vins ou apéritifs locaux, mais aussi des objets de décoration ou des bijoux fantaisie. Ce marché, ainsi qu'une tombola, étaient animés par une dynamique jeune fille.

En soirée, nous avons dîné sur place à la 'Lande Océane'. Ce dîner s'est déroulé dans une ambiance festive et chaleureuse, grâce à la voix mélodieuse de notre éminent secrétaire, qui possède une véritable vocation de chanteur, et grâce également à l'intervention opportune d'un sympathique animateur local.

'Cayenne' est le mot local désignant les petites cabanes de pêcheurs sur les rives de la Seudre, et le nom donné par un explorateur français aux cabanes similaires qui venaient d'être la capitale de la Guyane Française. La trajectoire de ce mot désignant un abri si humble, jusqu'au 4x4 le plus luxueux au monde – de Porsche – est un miracle du marketing de notre époque. Ici la bellissime Eldorado 1980 de Christian Geismar réfléchi le soleil devant des 'cayennes' originaux.

Le lendemain matin nous sommes partis visiter le port fortifié de Brouage où le guide nous a raconté l'histoire bizarre de ce petit village fortifié. De riche et prospère, devenant un moment le plus grand port d'Europe avant d'être utilisé comme geôle lors de la Révolution, il finit par être oublié après que la mer se soit retirée. Comme d'habitude, nos voitures ont présenté aux autres estivants un contre-pôle d'attraction aux murailles et édifices.

Un choix difficile, mais pour beaucoup la vedette du weekend a été le cabriolet 1957 de Geneviève Keyaerts, ici devant une 'cayenne' dont le propriétaire n'a pas peur des couleurs.

Mais l'abandon de Brouage par la mer qui est aujourd'hui à plus de 4 kms a permis le développement d'une industrie renommée dans la région : La culture des huîtres.

Les grands estuaires boueux sont des champs idéaux pour l'élevage du coquillage le plus recherché au monde. Nous les avons visités dans une embarcation

Une grande fortune n’attende aucun participant derrière les portes du casino de Ronce-les-Bains

spécialement adaptée et on comprend mieux qu'il y ait toujours en France des métiers où l'effort physique, le danger et la connaissance de la nature n'ont pas été remplacés par les machines de haute technologie ou par les ordinateurs.

De l'activité humaine la plus utile – la production des denrées – nous sommes passés le soir à une activité plus ludique: le jeu. Les gens du Casino de Ronce les Bains nous ont réservé un accueil chaleureux et, comme notre visite avait été annoncée dans le bulletin de la ville, il y avait une foule de personnes intéressées par nos voitures et la présentation que chacun des participants a fait de son trésor particulier.

Selon un petit sondage fait le lendemain, personne n'est sorti des tables de jeu avec assez de gains pour s'acheter la Fleetwood de ses rêves.....

Le dernier jour du weekend nous a permis de découvrir en détail le monde de la culture des huîtres, grâce à une visite privée à un des producteurs de la région et ami des Lepron -MM Bechemilh et Lauby.

La spécialité locale bien en évidence, Le Président du Cadillac LaSalle Club de France, Pierre Gravel, présente un petit souvenir de la visite du Club aux ostréiculteurs M. Bechemilh (à gauche) et à M. Lauby. Les remerciements des participants à Danielle étaient chaleureux.

Ces messieurs, qui ont passé toute leur vie dans le métier, nous ont instruit sur les curieuses méthodes qui, travaillant avec – pas contre – la nature, ont permis à l'huître de passer d'un petit point presque invisible dans les eaux de la mer à la friandise la plus estimée sur les cartes de restaurant du monde entier, avec un fort taux d'augmentation dans le marché Chinois. Une leçon qui s'est terminée, bien entendu, avec une dégustation du fameux crustacé.

On ne pensait pas une telle chose possible, mais la chaleureuse amitié entre les membres du Club et l'hospitalité des Lepron ont fait du dernier repas une expérience inoubliable : le déjeuner dans l'atelier d'emballage des huîtres – un pique-nique dans une usine! Club Cadillac LaSalle France pour une vie de variétés!

Enfin, pour une digestion sans histoires et avant de nous quitter, nous avons visité Mornay sur Seudre, classé parmi les plus beaux villages de France.

Nos remerciements les plus sincères à Danielle et Claude Lepron pour l'immense effort qu'ils ont investi sur ce weekend. Tout s'est déroulé apparemment sans effort....mais ceux qui ont l'expérience d'organiser un tel événement savent combien de difficultés il faut aplanir pour qu'ensuite tout paraisse facile.


La Garden Party
Une fête champêtre haute de gamme - 2011

Le 28 août a eu lieu La Garden Party annuelle à l’invitation de notre Vice-Présidente Geneviève: un jour ensoleillé mais pas caniculaire, une ambiance de luxe décontractée, un déjeuner inusuel et délicieux – mais surtout une gamme de belles Cadillac, du modèle type 61 de Patrick Crespin de 1923 jusqu'au 'bustleback' Seville de 1986 de Dirk Van Dorst.

Il y a eu également une visite par quelques passionnés de Porsche et au dernier moment notre webmaster et membre honoraire Howard Copping est arrivé dans sa petite Lotus.

Hormis l'intérêt suscité par les voitures, comme l'impressionnante Fleetwood 1947 de Mr Denis Catterou et le délicieux cabriolet de 1955 de Mr Christian Giraud, la journée a été animée (grâce à Geneviève) par la présence d'un dessinateur humoristique professionnel qui a produit des dessins amusants

Une inspiration pour l'artiste peintre en automobile François Bruère, cette Sedanette de M Johnny Pauchard a été parmi les vedettes de la Garden Party. Le propriétaire est d'une élégance égale à celle de sa voiture.

(mais pas trop cruels) des participants sur leur demande, un souvenir et atypique du jour. Pour ceux qui sont fascinés par l'histoire et la technologie de la marque Cadillac, la visite guidée de la collection Keyaerts, présentée par Dirk Van Dorst, a été une expérience qui nous a laissé plein de respect pour les ingénieurs et concepteurs qui ont fait de Cadillac The Standard of fhe World.

'Une journée parfaite' – le verdict d'une participante. Et tous nos remerciements à Geneviève pour ses idées et efforts.

Le 'jazz age' arrive au château de Planchoury : Laurence Crespin a gagné le petit prix offert par le club pour la personne la mieux vêtue de l'époque de sa voiture. Voici Laurence vêtue de 'flapper' à côté du modèle 61 de 1923.


Balade en Périgord

Les giboulées de mars, prolongées au mois de mai, ont donné aux participants quelques moments de consternation, mais pour les passionnés de l’image ils ont fourni des ciels aussi magnifiques que nos voitures.

Le 8 mai 2013 en fin d'après-midi nous étions 24 personnes arrivées en Cadillac à l'hôtel 'Le Périgord' avec la ferme intention de visiter une très belle région : le Périgord noir et le Quercy !

Après une bonne nuit réparatrice de nos chaleureuses retrouvailles, nous avons visité sous un beau soleil la splendide cité médiévale de Sarlat. La visite fut suivie d'un agréable déjeuner en terrasse au 'Petit Manoir'

Puis notre périple s'est poursuivi par une promenade en gabarre qui offre une vue différente sur les châteaux alentours ainsi que sur le magnifique village de La Roque Gageac. Enfin le château des Milandes nous a rappelé cette grande vedette du Music Hall au coeur 'gros comme ça' que fut Joséphine Baker !

Sans délivrance : les membres du Club et leurs invités pensaient que dans les profondeurs du Gouffre de Padirac ils seraient bien protégés des intempéries de la surface. Mais non ! Le ‘Lac de la pluie’ avait toujours mérité sa réputation.

Georges Bouton devait destiner ce moteur portable à toutes fins utiles autour de la basse-cour de la ferme, (pompe à eau, moulin de farine, scie à bois massif). Fabriqué dans les années 50 il utilise toujours le même système de soupapes latérales et alimentation du carburant par gravité – et presque la même cylindrée (350cc) – que le moteur De Dion Bouton de 1901.

A l'aube du 3° jour, c'est vers un musée peu banal que nous avons dirigé nos Cadillac, à travers les routes touristiques qui descendent vers le Lot. Ce musée du machinisme agricole et de l'automobile situé à Salviac présente plusieurs centaines d'éléments, une pièce de vie reconstituée à l'image du début du siècle dernier ainsi que d'innombrables objets d'époque, rassemblés par un passionné, Benoît, et quelques bénévoles. La présentation, la mise en valeur et les commentaires valent le déplacement à eux seuls...

Puis à travers un dédale de départementales, nous avons rejoint Le Bugue où, après s'être replongés dans le début du siècle dernier au village du Bournat, nous avons visité le fameux Aquarium du Périgord.

Convivialité manifeste ! La gastronomie sur tout le parcours était à la hauteur. Les participants ont profité de la connaissance de Michel et Françoise Bessaudou de la région pour trouver des restos excellents. [Ici le Jehan de Valon à Rocamadour.]

Enfin le quatrième jour, c'est de bonne heure (pas trop) et de bonne humeur que nous sommes partis vers Padirac pour faire un tour de barque à 103 mètres sous terre, contournant les stalactites et admirant les stalagmites !

Et c'est finalement à Rocamadour, chez Jehan de Valon que nous nous sommes quittés après un succulent repas et la promesse de recommencer bientôt !

First-timers sur une balade du Club, Christian et Claudie Cailleton ont roulé dans le confort exceptionnel de leur Seville Touring Sedan de 1989.
[Compte rendu par Michel Bessaudou ; légendes par la Rédaction]


Images d’une Garden Party
au Planchoury paradis - 2012

Dans l’ombre des arbres aux feuilles caduques on prend un apéro bien mérité : plusieurs participants ont parcouru des centaines de Kms pour être présents à la fête annuelle nationale des Cadillac.

A couper le souffle : Danyel Gérard est arrivé à la Garden Party dans son Fleetwood ‘stretch’ de 1991 avec notre ami Jean-Pierre Lazeras au volant. Il a fait un bon choix de pilote car l’approche des jardins du Planchory est un défi pour un ‘stretch’.

Le plus célèbre (et récent) membre du Club, le chanteur Danyel Gérard en conversation avec notre Secrétaire, James Ayres – lui aussi un passionné de country music.

La balade aux rives de la Loire était comme un rêve : Ici le convoi arrêtent pour entendre M. Dominique Chavreau, pêcheur professionnel sur la plus long fleuve de la France.

L’invitation faite aux participants d’apporter à la Garden Party des exemplaires de leurs ‘autres passionnes’ n’a pas suscité un réel engouement. Néanmoins, l’idée de Christian et Claudie Giraud a plus que compensé en ampleur et qualité le manque d’enthousiasme de la majorité. Nous avons déjà vu son très beau Coupe de Ville de 1956 mais pas cette caravane Cheverny de Ets Bourreau de 1962 dont l’arrière de type ‘Sologne’ s’ouvre pour offrir aux propriétaires une espèce de petit ‘balcon.’ Les objets contemporaines de camping ont réussi en donner aux anciennes écuries de Planchoury l’allure du camp-site des années ’60.

Belles images d’Alain Nougier

Une première sortie pour le Coupé de Ville 1958, 100% correct, de Claude et Danielle Lepron, résultat leur offre aboutie lors de la vente aux enchères à Richelieu en 2010.

Pour se préserver du soleil de la fin d’aout, l’ombre des chapiteaux orientaux de Geneviève offrait un refuge pour le repas du midi. Ici, plus de soixante-dix de not adhérents et leurs invités dégustent un délicieux repas préparé par notre Vice-Présidente et son équipe professionnelle.


First National
Première balade

Driving Tour
nationale

~ Dimanche le 26 août au dimanche le 2 septembre 2012 ~

« Quel dommage qu’on ne puisse pas continuer ainsi encore deux ou trois semaines. » - Un participant du Driving Tour lors du troisième jour sur la route.

L’idée

Le Club américain organise un Driving Tour chaque année quelque part aux Etats-Unis. L’année dernière il a eu lieu au Texas ou 28 véhicules ont roulé plus de 350 miles (560 Kms) en cinq jours.
Parmi ses objectifs, le club Français souhaite offrir à ses adhérents les mêmes types d'activités (encore que ce soit sur une échelle mineure) qui leur seraient proposées s'ils vivaient en Amérique. Pour notre premier essai d'un National Driving Tour, donc, nous avons pris le Tour de l'année dernière au Texas comme modèle mais avec la volonté de profiter de ce que nous considérons comme nos points forts nationaux : les déjeuners relaxes, la gastronomie Française, les beaux paysages et les hébergements de charme.


Photo: Florence Lecrux

Nous avons eu d’abord l’avantage immense d’être en Touraine et en Sologne, c’est-à-dire au centre d’un réseau de beaux petits chemins traversant les forêts à feuilles caduques, à côté des lacs et étangs et en passant par quelques-uns des plus beaux châteaux du Monde : un paradis de calme et de beauté apprécié en particulier en particulier par nos visiteurs des autres pays européens plus frénétiques et surpeuplés que la France.

Les intrepides ‘touristes’ au moment du départ – lundi 9h30 au Château de Planchory : [de la gauche] Pierre Gravel, James Ayres, Beatrice Gravel, Florence Lecrux, Michel Bessaudou,Georges Goirand, Françoise Bessaudou, Armande Goirand, Sana Moormann, Arvid Moormann, Christian Geismar, Nadine Renard, Wilhelm Döring, Claude Lepron, Sigrid Hofmann, Danielle Lepron, Vincent Dugraindelorge. Rémy et Irène Schyns sont réunis avec le groupe au Mans.


Les mêmes participants quelques moments plus tard. (Photo du collection d’Hotel de France, La Chartre sur le Loir)

Les équipes


Photo: Wilhel Döring

La doyenne des voitures sur le Tour a été le Coupé de Ville de 1958 de Rémy et Irène Schyns, un couple charmant de Belges qui possèdent leur ’58' depuis vingt-deux ans. Irène l’a achetée originalement comme cadeaux d'anniversaire pour Rémy. Il a de la chance, ce Rémy-là !

Sans doute, la voiture qui a fait se cogner le plus de villageois contre le réverbère du coin était le fabuleux cabriolet de 1959 d’Arvid et Sana Moormann de Suisse.

Peinte en bleu léger comme les racing cars français des années avant-Guerre, c’est la voiture qui symbolise « Cadillac » pour Monsieur Tout le Monde.

Ensuite, et relativement modeste, était le Coupé de Ville 1964 du Secrétaire du Club, l’Anglais (mais résident en France) James Ayres. Avant la balade, James a roulé la plupart du périple du Tour dans son camping-car pour s’assurer que les conseils internet de Google et Michelin qu’on a utilisés pour le Road Book étaient fiables.


Photo: Rémy Schyns

Ainsi, son CdV était la ‘voiture de tête’ pour le Tour et il était accompagné par l’autre organisatrice principale, Florence Lecrux. (Encore un homme qui a de la chance !).


Photo : Pierre Gravel

La dernière des voitures full size style Harley Earl était l’Eldorado cabriolet de 1966 de Vincent Dugraindelorge. Ce cabrio en blanc pèse plus de deux tonnes d’acier de Detroit mais roule avec une légèreté, un silence et une souplesse qu'il est difficile d'imaginer sans rencontrer la voiture.

Toujours dans le monde de soft-tops, le fidèle cabriolet de Ville de 1970 de Danielle et Claude Lepron était bien connu des participants au Weekend Huitres et Pineau organisé l’année dernière par Danielle. Une bonne révision des freins pendant l’hiver a permis que le Tour soit moins dramatique pour Claude et Danielle que l’événement de l’année dernière.


Photo : Wilhelm Dörind

Le Président de l’affilié CLC allemand, Wilhelm Döring, et le Secrétaire du même Club, Sigrid Hoffman, ont choisi le Driving Tour pour leur première visite officielle en France depuis le Grand Rassemblement de 2010. Même s’ils ont dû voyager depuis les environs de Cologne, leur Fleetwood Brougham de 1973 impeccablement entretenue n’a pas hésité un instant, et ils ont savouré deux jours de pur plaisir en traversant la France qu’ils aiment.

Par hasard, le plus récent des articles de la série du Bulletin ‘Nos adhérents et leurs voitures’ concerne Christian Geismar et son Eldorado Coupé de 1980.

Comme bon ingénieur (et sans que personne ne le lui ait demandé) il a apporté sa boite à outils ainsi que ses bleus – ‘au cas où’. En effet, il n’y a eu aucune panne à déplorer.Par ailleurs, Christian a fondé une belle tradition pour les Driving Tours du futur : la personne qui retarde le départ du groupe paye le premier tour des apéros à l’hôtel de nuit. Bravo, Christian !

On a une sympathie considérable pour Michel et Françoise Bessaudou qui ont participé sur le Driving Tour avec leur impeccable Fleetwood Brougham de 1987 (Nos adhérents et leurs voitures No.8). L’intention originale de Michel était de rouler dans son superbe cabrio de 1965 avec la sellerie toute neuve en cuir américain. Avec l’aide du Secrétaire il a bougé ciel et enfer pour obtenir les peaux avant les congés annuels du sellier – sans réussir. Elles sont arrivées, et de la couleur d'origine, mais trop tard. Tant pis ! Michel et Françoise ont roulé dans un confort, un silence et une ambiance de luxe inimaginable pour une voiture européenne du même millésime.

Comme nous le savons depuis l’enfance, « Un train peut en cacher un autre » mais dans le cas des pannes électroniques sur la STS de 1999 de notre Président, Pierre Gravel, il n’y avait pas moins de cinq pannes distinctes parmi les ordinateurs de bord. Sagement, il a abandonné les garages du coin et amené l’auto chez 'Jean Charles Automobiles' de Paris qui ont mis la voiture précisément au point – pour la première fois depuis que Pierre l’a achetée. Avec sa femme, Beatrice, il a eu un super Tour et apprécie comme jamais auparavant les qualités légendaires du moteur NorthStar.


Photo: Wilhelm Döring

Georges et Armande Goirand ne craignent pas les bornes. Parmi les participants français, ce sont eux qui ont fait le plus de chemin pour être parmi le sacré dix du départ de ce lundi matin-là. Leur CTS de 2009 est faite pour les grandes trajectoires et pour les vitesses, voire bien au-delà, du maximum de l’autoroute. Très concurrentielle avec les grandes allemandes et la Lexus, la CTS et ses successeurs (l’ATS etc.) marquent le début du fight back de GM en Europe. Personne ne s'est cogné contre un réverbère à cause du passage d’une CTS, mais, quand même, avec réflexion on voit l'effort affirmé d’incorporer dans sa ligne la grâce des modèles les plus purs de Bill Mitchell.

Les lieux

Le Mans


Photo: James Ayres

Nos championnes ! Jamais mieux mérité, nos femmes et nos compagnes prennent le podium de la victoire au Mans. Il ne manque que le champagne.

Aux noms de Florence Lecrux et James Ayres comme organisateurs du Tour, il faut ajouter celui de Michel Germaine de Sillé le Philippe, à côté du Mans. Michel a un vaste cercle de connaissances dans le monde des voitures classiques et c’est grâce à lui que les participants ont été si bien reçus à la Mecque de la vitesse : le circuit des 24 Heures du Mans. M. Herve Guillomard, ami de Michel et ancien Directeur du circuit, est le guide rêvé : Plein d’informations et pas avare de confidences, avec un grand sens d’humour et qui sait comment truffer les chiffres sur la vaste taille de l’événement avec ses réflexions persos :

« Sur ces écrans on voit chaque millimètre du circuit. » M. Guillomard devant les écrans du CCTV du circuit. « Oui, pour le weekend des 24 Heures on ne commande pas le champagne par caisses ; on le commande par tonnes. » « Normalement, la police confisque au moins six ou huit cent armes blanches par nuit. » « On estime qu’il y a au moins vingt mille gens du voyage en campement autour du circuit. Ils ne sont pas là pour les voitures. » «Ici nous offrons la plus grande facilité de presse d’Europe. » « Sur ces écrans on voit chaque millimètre du circuit. »


Photo : Florence Lecrux

Chaque participant choisira son anecdote préférée de M. Guillomard, mais tous seront d’accord que la visite aux coulisses du circuit était un point fort du Driving Tour.


Photo : James Ayres

Ensuite, une pause à la maison de Michel nous a donné l’occasion de voir une belle gamme de voitures américaines ‘non-Cadillac’ de sa collection (et quelques-unes à vendre) – une Buick Riviera ‘boat tail’ de 1971 et une Thunderbird ‘Thelma and Louise’ entre autres – et prendre un apéro dans sa ‘garçonnière’ pleine d‘Americana.’

Chez Michel Germaine : son Coupé de Ville 1956 a guidé le Tour à La Chartre

Thoré la Rochette


Photo : Wilhelm Döring

Rouler avec un moteur V-12 est rare. Etre propulsé par deux est une expérience qui n'arrive qu’une fois dans la vie. Mais l’autorail touristique qui roule entre Thoré et Troo a deux magnifique V-12 diesel de Renault (probablement de 27Lts chacun) – un à chaque extrémité du véhicule de 52 tonnes. L’autorail était capable de rouler à 120 km/.h, mais notre conducteur nous a limité aux deux derniers chiffres pour nous permettre d’apprendre davantage du guide sur l’histoire de la région (et d'apprécier aussi le champagne apporté exprès pour le voyage par Claude Lepron).


Photo : Musée gare de Montoir

Une halte sur la route à la gare de Montoir nous a donné l’occasion de visiter la petite exposition dédiée à la triste réunion en 1940 entre un Maréchal de France (Philippe Pétain) et un Caporal d’Allemagne (Adolf Hitler).

Pétain a eu le bon sens d’arriver à son destin dans une belle voiture : voici une photo contemporaine de sa Fleetwood Imperial limousine de 1939

Le tunnel traversé par le train touristique hébergea celui d’Hitler pendant son séjour à Montoir. Les portes blindées à chaque bout du tunnel pour protéger le Führer des attentions du RAF anglais sont toujours présentes.

Avenir Automobiles

Malheureusement, il n’y a en France que très peu de personnes spécialisées sur l’entretien et la réparation de voitures américaines. Mais, parmi eux, Thierry Fromet occupe une position très respectée.

Pour être franc, l’apparence ‘chez Thierry’ n’est pas le plus beau lieu de la Sologne. Mais Thierry connait l’importance de garder au maximum ce que les Américaines appellent parts cars : des voitures en état d’épave offrant toujours des pièces (souvent de l’intérieur de l’habitacle) introuvables ailleurs. Les alentours de son garage ressemblent, donc, un peu aux fameuses junk yards qui sont les objectifs des visites organisées par le C&LC en Amérique - mais ils sont bien truffé de Cadillac de presque toutes les générations depuis la Guerre et c’est évident que Thierry vaut un coup de fil si on cherche une pièce ‘introuvable’.


Photo: James Ayres

Les participants du Tour en ont profité pour poser à Thierry des questions d’entretien et de rectification et ce dernier s'est avéré être une véritable mine d’informations utiles. Mme Fromet nous a offert une très belle collation sous un petit chapiteau entouré des parts cars et voitures sous réparation, dont deux Chevvies de la police de Montréal : un moment heureux, mais bien original !

Romorantin Lanthenay

Le journaliste Patrick Negro qualifie la France comme un ‘nécropole d’entreprises’ et Romorantin pèse toujours un peu sous l’ombre de la disparition du fleuron de la voiture moderne française : Matra. Matra vivait et mourra de l’originalité de ses idées et de ses compétences à les transformer en acier et polycarbonate. Peut-être son idée la plus brillante a été le Renault Espace de 1984, considéré par beaucoup de monde comme le monospace original.


Photo Wilhelm Döring

Par contre, la catastrophique Avantime (‘La voiture la plus dingue d’Europe’) marqua la chute de la compagnie (2003). Le Musée Matra-Simca reste un monument permanent de la marque et il est un trésor pour les passionnés des voitures et moteurs de course Matra : une sacre époque où la Formule 1 et les ‘sports/racing’ étaient toujours les vrais laboratoires d’essai pour les nouvelles idées.

Fromagerie Riclet

Cent trente chèvres dans une vaste grange n’est pas Chanel No 5, mais nos espoirs de les rencontrer au moment de la traite ont été comblés et notre dégustation du fromage a été d'autant plus appréciée que le fromage était ‘maison’ et n’a pas voyagé plus que 200 mètres. La dégustation (accompagnée par quelques bouteilles amenées exprès) sous l’ombre d’un joli arbre sur la pelouse de la fermette a été un vrai moment de détente.


Photo: Rémy Schyns

Le château Talleyrand à Valençay a été le seul ‘monument historique’ sur le parcours du Tour, mais une exception bien méritée. D’abord, le contraste entre l’architecture de la renaissance et celle du 18eme siècle est beau et intéressante, mais à Valençay les gérants ont eu la bonne idée de sonoriser le lieu entièrement (jardins inclus) avec la musique du 18eme qui établit une atmosphère en accord avec l’histoire du palais.

Valençay est aussi doté d’un joli petit musée de voitures – plusieurs de ce que Sigrid Hoffman appelle ‘l’Age de l'Etain’ – ainsi qu’une très rare Panhard Dynamic des années 1930 : la dernière voiture ‘art deco’ d’Europe.

Montrichard

Un avantage du Club Cadillac est que parmi nos adhérents on trouve des gens qui ont des contacts importants ou qui ont des intérêts parallèles à notre passion. Ainsi, notre visite au Musée des Poids Lourds de Montrichard a été commentée et guidée par notre ami Claude Lenoire, une autorité bien connue dans le monde des véhicules utilitaires.


Photo: Wilhelm Döring

L’ingéniosité des dessinateurs devant les défis de leurs âges – nettoyer les rues des villes du fumier des cheveux, par exemple – est toujours impressionnante, même dans l’âge du Large Hadron Collider.

Domaine Jacky Marteau

Nous sommes reconnaissants envers Christian Geismar pour l’introduction aux bons vins de Pouillé. Le domaine, actuellement géré par la fille de M. Marteau, Mlle Ludovine Marteau, est très fier de la médaille d’argent gagnée cette année à la Foire d’agriculture de Paris. Nous avons bénéficié d'une dégustation complète de la gamme des vins de la viticultrice. Le crémant de Pouillé sera offert au Stand du Club à Rétromobile au mois de février. Usine l’Aigle/Musée Auto-Moto-Vélo de Châtellerault.

Un rendez-vous à Loches avec un journaliste du telly local a coupé un peu le temps disponible pour une visite au Musée de Châtellerault et, au dernier moment, on a ajouté une visite au magasin de l’usine d’Aigle – des générations de fabricants de chaussures et bottes en caoutchouc mais maintenant une source de vêtements ‘sport’.

L’hébergement / les repas

Quels sont les éléments qui constituent le ‘charme’ quand on applique le mot aux hôtels ? D’abord, il faudrait un escalier principal en bois qui grince, des chambres de forme irrégulière, un bidet dans la salle de bain, des portes de chambre en bois solide mais des murs si minces qu’on entende chaque visite nocturne des voisins au WC, une plomberie qui accompagne la chanson du coq au lever du jour et, finalement, une équipe qui comprenne que vous, le passager, êtes prêt à tout pardonner pour un petit sourire et un mot d’accueil gentil et sincère.

Un escalier qui ‘grince’ bien : Hotel de France à Loches [Photo : Wilhelm Döring]



Photo: Pierre Gravel

Pour le ‘charme’ ainsi défini, donc, on peut recommander fermement les Hôtels de France à La Châtre-sur-Le Loir et à Loches et le Vieux Fusil à Soings-en-Sologne. La Châtre est un must pour les passionnés des 24 Heures du Mans car c’était l’hôtel préféré des géants de l’Age d’Or du Mans – les années 1930 à 1950 – et on y trouve dans une espèce de petit autel les photos signées par des pilotes comme Woolf Barnato, Tazio Nuvolari et Maurice Trintignant ainsi que des extraits des journaux de l’époque.

L’Hôtel de France à La Châtre sur le Loir – un ‘hôtel de charme’ par n’importe quelle définition, et l'hébergement préféré par les géants des 24 Heures dans les jours précédant l’arrivée de la TV et du sponsorship milliardaire.


Photo : Wm Döring

L’autre hôtel ‘de France,’ celui de Loches, offre aux visiteurs (même les non-résidents) une superbe et élégante salle à manger bien à la hauteur d’une ville spécialisée en tourisme haut de gamme.

Le Vieux Fusil possède tous les éléments déjà mentionnés ainsi qu’une salle à manger décorée de sous- vêtements des dames du 19eme siècle. A vous, chère lectrice/cher lecteur de décider.

M. le Secrétaire confondit par un décor inhabituel au Vieux Fusil.

Des repas hors des hôtels, on peut recommander le Panorama (à côté du circuit du Mans) – un peu bizarre d’apparence, mais bon rapport qualité/prix – le resto troglodyte ‘Le Caveau’ à Laverdin (excellente ambiance) et le restaurant dans les anciennes écuries du Château de Fondjouan près de Mur de Sologne (service prompt et professionnel, très bon menu).


« un peu bizarre, mais….» Photo: James Ayres

La section techno


Photo: Pierre Gravel

Le Coupé de Ville de 1964 du Secrétaire avec 110.800 miles (177.000Kms) sur le compteur a roulé doucement approximativement 600Kms pendant le Driving Tour. Une note des Kms roulés entre pleins (c.120€ le plein de SP95 alterné avec SP98) a indiqué une consommation de 14Ltrs aux 100Kms. Le moteur a aussi consommé approx. 200cc de Castrol GTX 15W/40 mais aucun ajout aux niveaux des liquides dans les boites de vitesses automatiques ou assistance à la direction, ou aux freins. Les pneus ont retenu leurs 1,7 bars de pression.

En conclusion

Le consensus de tous les participants a été que le Tour est globalement un réel succès. L’emphase sur les points forts de la France - les beaux petits chemins libres de bouchons, la restauration traditionnelle française, les hébergements de charme – étaient bien appréciés. Peut-être les lieux visités étaient trop orientés vers la voiture et à l'avenir il faudra ajouter encore des centres d’intérêt pour nos compagnes. Lors du planning pour le prochain Tour, les organisateurs réfléchiront sur ce point et sur les autres suggestions faites par les participants.

Et, ‘oui’ il y aura un prochain Tour – peut-être sur l’aller-retour au Grand Rassemblement aux Pays-Bas l’année prochaine. Nous avons trouvé l’actuel marrant à planifier et un vrai plaisir à l'expérimenter. On rappelle encore les mots de Françoise Chambraud en 2010 : « Le Cadillac nous a aidé à rencontrer tant de gens gentils. »


National Driving Tour Spring 2014

Balade nationale du Printemps 2014

A l'image des grands raids nationaux, comme le Paris-Deauville, la Balade nationale de Printemps du Cadillac LaSalle Club France a démarré d’un hôtel de charme et de caractère, l’Hôtel de France à La Chartre sur le Loir, longtemps associé aux pilotes de l’age d’Or des 24 Heures du Mans.

La façade, modérément art deco, de l’Hôtel de France à La Chartre, le siège social informel lorsque le club AM anglais est en action au circuit du Mans, et qui est souvent le fond pour les portraits des Aston Martin par François Bruère.

Les premières participants étaient rassemblés le matin du mercredi le 28 mai devant la façade qui rappelle l'art déco, quand, guidés par l’artiste François Bruère au volant de son mythique cabriolet de 1958 ils sont partis vers son garage pour rencontrer d'autres participants et faire la connaissance des amis de François également propriétaires de Cadillac.

Le portrait de la voiture de la famille Bruère, un cabriolet 1958, devant les murailles de Richelieu (37), qui formaient le fond de l’affiche du Cadillac LaSalle Club France pour le Grand Rassemblement Européen Cadillac de 2010 basé dans cette même ville.

Le garage de François est plein d’intérêt pour les amateurs de voitures américaines et on a pu découvrir de près sa plus récente acquisition : une berline Fleetwood de 1954.

La berline Fleetwood de 1954 découverte par François à 30 Kms à peine de chez-lui où elle dormait dans une grange depuis au moins 40 ans.

Après le premier déjeuner de la Balade, très convivial, au Relais Henry VI à La Flèche le convoi est parti pour le Musée de l’Aviation à Angers qui héberge, entre autres, deux moteurs d’avion d’un intérêt exceptionnel : un Anzani type Blériot trois cylindres, trouvé dans une grange, et un Antoinette : le premier V-8 fiable.

L’Anzani 3 cylindres type Blériot ; à l’époque le seul moteur thermique capable de fonctionner de façon fiable pendant une heure (pour un vol de 33 minutes, en effet).

Comme la route vers l’hôtel pour la première nuit de la balade traversait les Coteaux du Layon il semblait plus que raisonnable que le groupe s’arrête pour une dégustation des fameux vins liquoreux de la région.

Un repas, encore gastronomique, aux rives du Thouet a terminé la première journée de route, mais a commencé la première nuit dans un hôtel de charme : le Relais du Bellay à Montreuil Bellay.

Le jeudi a commencé par une balade à travers les chemins ruraux de Maulévrier, avec une pause devant les murs pharaoniques du Château de Passavant, à son époque la clef d’Anjou – mais abandonné depuis sept cent ans.

La puissante et confortable torpédo de 1923 de Patrick Crespin n’a eu aucun problème pour rouler avec les voitures plus modernes pendant la petite excursion organisée par le club Age d’Or. Plus tard la voiture a été sélectionnée pour le prix : ‘La plus belle grande-mère ‘.

Cette promenade nous a ramenés au château de Colbert à Maulévrier, plus récent, qui est converti en hôtel de luxe (muni d’une excellente salle à manger) et qui était au centre de la manifestation ‘Automobiles de l’Age d’Or’ ou Cadillac/LaSalle a été choisi comme marque d’honneur.

La convivialité est toujours un élément dans une balade du CLCF ; la gastronomie aussi. Ici la présence des deux est évidente au Château Colbert.

La journée s'est terminée par une douce randonnée à travers le bocage Vendéen qui nous a conduits au deuxième hôtel de charme avec resto gastronomique : Le Pont Sénard, sur la Maine près de St Hilaire de Loulay.

Une grande variété de radiateurs se présentait dès le premier matin de la balade.

Le lendemain, pour approfondir nos connaissances de l’histoire de la région, le groupe a passé une matinée instructive et ludique à l’Historial de la Vendée – un musée didactique d'une surprenante qualité et de taille exceptionnelle – suivi d’un repas robuste dans le restaurant du village des Lucs sur Boulogne.

Le thème de l'automobile est revenu avec une visite à l'excellent musée Vendéen de l’Automobile à Talmont St Hilaire, suivie d’une dégustation d’huitres sur la côte atlantique près de la route. L’hôtel pour la nuit, qui est géré à la perfection par la même famille depuis 1925, se trouvait à moins de 50 mètres de la mer. Encore un restaurant à la hauteur de nos espérances.

Il n’y a rien de tel qu'un capot ouvert pour attirer les gens. Ici le LaSalle de Bernard Umark présente une attraction rivale au Musée de l’Auto de la Vendée.

La balade s'est terminée après le repas du samedi, laissant aux participants le temps de retourner chez eux sans avoir à passer encore une nuit à l'hôtel.

L’extrêmement rare Eldorado Biarritz 1958 de Roland Berthaud. On est privilégié de voir une telle voiture en action car le convertible Biarritz ne représente que 0,6% de la production de Cadillac en 1958.

Cadillac LaSalle Club France


La balade d’automne 2014
à Oléron


Quelle ambiance !!!

L’Ile d’Oléron, les huitres, une distillerie, la rencontre d’un autre « fan club » de Cadillac, la fête foraine et la Grande Roue, la découverte de BILOUT : quel programme !

Les participants de la balade organisée voilà trois ans dans la région, on en redemandé et n’ont pas été déçus.

Un programme différent, une organisation parfaite, une ambiance chaleureuse, des paysages magnifiques, sans oublier la partie culturelle, ainsi qu’un magnifique soleil qui nous a accompagné tout au long de notre périple.

Jeudi

Le billet d’entrée à la Cité de l’Huitre nous était offert, ce qui nous permit d’attendre en début d’après-midi la mise à disposition de nos chambres à l’hôtel « le Héron Cendré » de la Tremblade, choisi pour son calme et son parking sécurisé.

Nous avions tous rendez-vous en fin de journée pour le pot d’accueil. Tout en trinquant au Vouvray pétillant, nous avons eu droit à la démonstration de la fabrication de la « Pomme de Touline » et autres objets de matelotage. Le dîner du soir fut copieux, au menu, une choucroute de la mer bien arrosée.

Vendredi

Notre route passant à proximité de l’abbaye Notre-Dame de Sablonceaux (fondée en 1136 par le duc d'Aquitaine) nous a permis de photographier ce bel alignement de

Le programme commença par la visite du Domaine et Distilleries Brillouet à Saint Romain de Benet, distillerie de Cognac et fabrication de Pineau des Charentes. Pour bien comprendre le secret de leur fabrication, et nous apprendre à comparer les différentes sortes il nous a été demandé de les goûter : une contribution à laquelle nous nous sommes pliés de bonne grâce…

La pause du déjeuner : un buffet campagnard bien garni et un porcelet rôti au miel qui fut porté dans la salle triomphalement par 4 personnes choisies (au hasard). Le sort tomba sur notre Secrétaire, qui étant pourtant végétarien, exécuta sa tâche sans rechigner.

Quelle ambiance ! Est-ce le vin, ou le Cognac ? On l’avait rarement vu aussi détendu !

L’après-midi, ce fut pour se familiariser avec la fabrication des huiles essentielles et pour la visite d’un petit musée de l’imprimerie.

Le dîner du soir était programmé au meilleur restaurant de Mornac sur Seudre, ancien port de pêche et de commerce, aujourd’hui tourné vers l’ostréiculture.

L’église Saint Pierre, monument hérité du Moyen Age, et ses sarcophages mérovingiens dont James n’a pu s’empêcher d’en tester le confort.

Quelle régal de prendre l’apéritif en soirée dans un village classé parmi les plus beaux de France.

Samedi

Le samedi, fut entièrement réservé à la visite de l’Ile d’Oléron.

Dès le matin, le responsable des rallyes de l’US OTOR CLU 17, le club de véhicules américains de la région, ainsi que son épouse, nous ont pris en charge. Alors que son épouse nous ouvrait la route au volant d’une magnifique Pontiac, son mari bloquait les carrefours sur son beau destrier, une imposante Harley Davidson.

Nous avons ainsi commencé le tour de l’Ile en passant par les petites routes pittoresques, marqué par les incontournables arrêts :

Le Port des Salines, où nous avons découvert la culture du sel et le métier de saunier.

Le Port de la Cotinière, dont le parking nous était réservé pendant le déjeuner et la visite du port. Habituellement réservée aux seuls professionnels, cette visite nous a conduits à l’immense chambre froide, son usine à glace ainsi qu’à la salle de la « Criée » surprenante par son modernisme.

Avant de poursuivre notre route, les belles voitures américaines du club C17, en majorité des Cadillac, se sont jointes à nous, en début d’après-midi, pour former une belle file d’une bonne vingtaine de voitures qui ne passa pas inaperçue sur notre trajet.

Et c’est ainsi que nous avons continué le tour de l’Ile, pour arriver triomphalement à l’intérieur de la Citadelle de Château d’Oléron, où une place nous était exclusivement réservée.

Une surprise nous attendait : Monsieur le «Marquis de Vauban », ingénieur, architecte militaire, nommé maréchal de France par Louis XIV, nous attendait en personne.

Ce personnage illustre, interprété par le comédien Philippe COUTEAU - dit BILOUT, nous apprit comment bien se tenir et se présenter à la Cour du Roi, comment se vêtir correctement (perruque, vêtements), faire la révérence, danser le menuet, faire le baisemain…

Puis il nous accompagna autour de la Citadelle, nous fit gravir les remparts, nous raconta l’histoire de l’Ile tout en nous montant le paysage.

Plus d’une heure de spectacle qui restera un moment inoubliable, avec un savant mélange humoristique et culturel. Puis nous nous sommes approchés du barnum installé sur place par le soin de Monsieur le Maire, afin de prendre tos ensemble le verre de l’amitié.

L’encombrement habituel de la sortie de l’Ile, occasionné par les embouteillages, nous fut épargné grâce au zèle de quatre pilotes aguerris, des conducteurs de Harley Davidson, qui nous ont ouvert la voie, pour nous permettre de sortir pompeusement de l’Ile, traverser les deux ponts (celui de l’Ile et de la Seudre) et arriver sans encombre jusqu’à Ronce-les-Bains.

Notre entrée dans la ville fut remarquable : imaginez un convoi de plus de 20 voitures américaines, dont 18 Cadillac, qui entre dans Ronce-les Bains. Les spectateurs, prévenus, occupaient les trottoirs, les terrasses, les balcons… Notre convoi avançait lentement, mis en musique par nos différents klaxons qui ajoutaient à la féérie ambiante. L’enthousiasme était tel que nous avons fait un deuxième tour de la ville !!!

Puis, nous avons parqués nos voitures en plein coeur de la fête foraine ou un stationnement particulier nous était réservé ainsi que le long de la rue bordant la mer.

Après le dîner, une autre surprise nous attendait : un tour de la Grande Roue, toute illuminée le soir, un spectacle grandiose sous le ciel étoilé, face à la mer, une vue magnifique sur l’Ile que nous venions de quitter.

Dimanche

Le dimanche, la balade se termina par un piquenique charentais copieux – huitres Spéciales de Claires, saucisses plates truffées grillées, pommes de terre du jardin, fromage de la région, tarte salées et sucrées – le tout bien arrosé.

C’est quand la prochaine balade ?


Balade en Bourgogne du 26 Mai au 30 Mai 2016

« Le Bonheur est dans le Chai »

Tout débuta à Beaune. C’est à l’hôtel « Panorama » que se sont retrouvés nos amis du Club « Cadilllac La Salle Club France » (« C.L.S.C.F. ») en cette soirée du 26 Mai…

Cet établissement de caractère qui regarde la vigne en permanence reçoit nos visiteurs.

"La dégustation débute avec le regard sur la vigne Bourguignonne"

Le lendemain matin donc, après un copieux petit déjeuner à la hauteur d’un «Trois Etoiles » nous retrouvâmes nos «Princesses » afin de nous diriger vers Savigny-Les-Beaune où un musée atypique et grandiose nous ouvrit ses portes.

Le propriétaire, Monsieur Pont, à la fois collectionneur et viticulteur fut un excellent pilote de rallye automobile de « Abarth » des années « 60 ». Nous découvrîmes des centaines d’engins, de la bicyclette au « Mirage 4000 » en passant par les motos, les fourgons d’incendie et plus de vingt prototypes de tracteurs enjambeurs.

Quelques « grappes » d’avions de chasse…

"Le viticulteur et collectionneur voit rouge"...

Puis s’en suivit la visite des fameux « Hospices de Beaune », site incontournable et de la salle des « pôvres » dont les dimensions sont imposantes (50 m de long, 14 m de large et 16 m de hauteur).

"Les visiteurs pour les Hospices sont attendus..."

"L’affaire - notre mascotte - est dans le sac !".

Goliath Ce chien loin d’être pauvre (ou « pôvre »…) et mascotte de notre balade, eut même droit à cette visite…Le temps était radieux alors que dans le reste de l’hexagone il sévissait et se trouvait épouvantable

C’est à Meursault et par une visite programmée par notre amie Annette Bailly chez Monsieur Bouzereau, viticulteur local, que la journée riche en découvertes se termina. Avec une dégustation de vins allant crescendo par la variété des saveurs mais aussi des prix suivant une progression lente mais sensible, chacun étant accompagné de gougères qui fondaient presque sous un palais impatient de les goûter… Chaque visiteur donna tout naturellement un avis sans oublier que le meilleur vin reste bien celui que l’on aime !

Un passionné encore,
avec ce Citroën "B14" de "1927...

Que du Bonheur, pas de "tuiles",
seulement celles de Bourgogne

En ce 28 mai un circuit était proposé en traversant le vignoble Bourguignon en convoi sous le regard ébahi des villageois.

C’est à Nuits-St-Georges qu’une enrichissante visite guidée du Cassisium nous était proposée. Nous découvrîmes ainsi les différentes étapes de la fabrication de cette petite baie noire, une vraie pépite pour l’économe locale. Les romanciers ont parfois été les metteurs en scène du cassis, de Balzac à nos jours (tiens… bizarre nous revenons pour quelques instants dans notre Douce Touraine).

Le groupe découvrit la fleur de cassis lors de cette agréable visite guidée.
Ensuite et après une dégustation variée du cassis sous ses différentes formes et goûts allant même jusqu’au poivre c’est au Clos de la Vouge que « ripailles et vinailles » allaient nous être présentées avant une visite du Château portant le même nom, un monument de style Renaissance du vignoble de Bourgogne. Il est situé au coeur de la route des grands Crus et se signale de loin par la majesté de ses proportions.

Une nouvelle visite guidée nous fut réservée ; tout d’abord à l’extérieur et ensuite à l’intérieur par un film d’une vingtaine de minutes intitulé « Jamais en vain, toujours en vin ».

"La vie de château pour nos visiteurs"...

et "Pour nos princesses"

Puis vînt le moment de découvrir, après cette belle visite, les rues de la cité Dijonnaise. Cela se fît en tramway dans un premier temps puis c’est à pied que tout le groupe arpenta les artères de Dijon.

Après une balade c’est encore un bonne adresse qui nous était conseillée par notre Président cette fois-ci « l’Épicerie et Compagnie », un restaurant assez atypique qui devait nous permettre de festoyer dans la bonne humeur, celle qui habita tout le groupe durant cette traversée d’une partie de la Bourgogne. Pas question de nous faire monter la moutarde au nez ! Vincent et ses copains avaient décidé à cette occasion d’améliorer l’ordinaire en commandant un «Marranges 2014 »… ce qui arrangea tous les connaisseurs !

"Ripailles et « vinailles » à la bonne Épicerie"

Le retour à l’hôtel se déroula d’une façon très épique car c’est sous les trombes d’eau que chacun employa les moyens du bord pour regagner le port d’attache du moment. Les taxis avaient étaient submergés à cette occasion et les parapluies se faisaient rares…

L’eau qui n’avait pas été vraiment servie à table prenait alors sa revanche. Après une nuit « au sec » le Dimanche arriva vite et certains décidèrent de nous quitter.

Vincent et sa charmante épouse regagnèrent ainsi la Suisse où leurs filles les attendaient. C’est la mine réjouie après d’agréables moments de partage qu’ils prirent le chemin du retour. Ils se souviendront longtemps de cette balade en terre Bourguignonne. Leur Cadillac rouge était aussi heureuse qu’eux d’avoir traversé cette belle région de France et avoir rencontré d’autres « Princesses » à cette occasion.

Pour ceux qui restaient c’est un parcours très « chouette » qui leur était proposé par Claude notre guide bénévole. Une promenade très ludique centrée sur la vieille ville, un vrai dépaysement avec ces hôtels particuliers et ses maisons en colombages, l’éclat des toits couverts de tuiles vernissées nous rappelant bien que nous sommes toujours en Bourgogne. Beaucoup d’églises s’érigèrent aussi devant nous, dans cette cité aux cent clochers.

Et la chouette dans tout cela ?

Elle se présenta à différents points du parcours. Petite sculpture taillée dans un mur, il est de tradition de la caresser de la main gauche pour qu’elle porte bonheur… La pauvre chouette a cependant perdu en partie son relief sous ces caresses répétées et même prolongées parfois. Mais elle est encore bien présente et reconnaissable.

Puis avant d’aller déjeuner et afin de mettre en appétit tout le groupe la visite de la Tour de Philippe Le Bon nous offrit du haut de ses quarante-six mètres une vue exceptionnelle sur la ville. Il faut difficile pour certains de gravir en effet les 316 marches par un escalier en vis…

"Toucher c'est chouette et ça peut porter Bonheur !"

Puis ce fut au « Café Gourmand » chez Guillaume qui nous fîmes étape pour un déjeuner où un repas traditionnel nous fut servi. Cet endroit avait été programmé par Philippe LARTOIS notre guide local que nous remercions au passage pour sa gentillesse et son humour naturels. Ensuite et pour faciliter une digestion tranquille la visite du Musée des Beaux-Arts était envisagée. Ce fut l’occasion de nous remplir les yeux et les oreilles après une énième visite guidée, riche de surprises et découvertes historiques en l’occurrence.

Après cette visite appréciée de tous Philippe nous proposa de rallier Champlitte, notre dernière destination. Ce fut pour lui l’occasion de nous faire découvrir avant Bèze, village classé « plus beaux villages de France » avec l’approche d’un lac souterrain. C’est en spéléologue et plongeur averti qu’il nous présenta ce lieu insolite. Puis vint ce deuxième arrêt « surprise » avec ce château à « Fontaine Française » où il nous conta quelques anecdotes liées à ses aïeux (sa grand-mère ayant été inhumée non loin de là…).

C’est toujours dans nos « paquebots » que nous regagnâmes donc Champlitte, dernière citée visitée et qui fut presque le point final de notre escapade en Bourgogne. C’est bien dans cette bourgade de trois mille âmes que notre dernier musée allait se présentait à nous, celui (départemental) des Arts et Traditions Populaires.

Chaque pièce visitée raconte une histoire. C’est ce qui en fait sa richesse.

Mais nous ne pouvions quitter la région sans avoir découvert une autre richesse locale.

C’est bien chez Frédéric que nous allions la découvrir. Cet informaticien d’origine décida en effet de quitter la « souris » (informatique) pour en « 2012 » prendre en charge, d’une façon très pédagogique (il avait toujours rêvé d’être instituteur) l’élevage d’escargots.

C’était pour nous l’occasion de découvrir l’environnement naturel de ce gastéropode qui se trouve en plein air, sous une serre et dans un enclos car les prédateurs sont nombreux (oiseaux, sangliers, rongeurs de toute sorte, rats et hérissons notamment).

""L’instit nous parle du mollusque gastéropode pulmoné le plus connu de Bourgogne".

Puis vint pour vraiment notre dernière action en tant que touriste : la dégustation de ce mollusque, lequel ne pouvait être accompagné que d’un verre de Bourgogne.

Le dernier repas fut consommé à Léry dans un restaurant simple mais avec des assiettes bien présentées et copieuses à la fois. Puis étions déjà Lundi (le 30 mai…) et chacun se quitta en se promettant de se retrouver lors d’une prochaine balade

En ce qui me concerne c’est dans un « Coupé de ville » (capote fermée), un vrai paquebot, que je regagnais le port « Vallères » sous des trombes d’eau, nous n’y étions plus habitués. La « Princesse » trempée comme une soupe restée toujours majestueuse dans son allure et regagnait son garage où elle méritait bien un repos… avant une prochaine sortie déjà programmée à Planchoury pour le mois d’Août à venir.